Le Gendarme de Saint-TropezLe Gendarme de Saint-Tropez1964 · ★ 7.0

Dulourd

173 films français de huit décennies, chacun avec sa distribution, son réalisateur et un bouton Regarder.

Meilleurs films

Tout voir (28)

Le guide Dulourd du cinéma français

Dulourd : le cinéma français, des Enfants du Paradis et du Gendarme de Saint-Tropez à Manon des sources, Entre les murs, Belle et Sébastien, Patients et Knock

La France a inventé le cinéma et lui est restée fidèle. Le pays produit encore près de trois cents longs métrages par an, soutient généreusement ses salles, et accueille une nouvelle comédie avec Christian Clavier ou un nouveau drame avec Catherine Deneuve comme un événement dont on parle à table. Dulourd est un guide de 173 films français tournés entre 1945 et 2025, choisis pour montrer toute l'étendue de ce que le public a aimé : les comédies de Louis de Funès, les films de cape et d'épée de Jean Marais, les grandes adaptations de Hugo, de Zola et de Pagnol, les vies de peintres et de sculpteurs, et les sorties des dix dernières années.

Le nom vient de l'argot. « Du lourd », c'est ce que l'on dit de tout ce qui a du poids et de l'allure : une belle affiche, un vrai repas, un film qui compte. La sélection veut être à la hauteur de l'expression. Quatre-vingt-dix films sont des comédies et cent un sont des drames, beaucoup appartenant aux deux familles. Quarante-cinq sont des histoires d'amour, vingt-trois des films d'aventure, vingt et un des films d'histoire et vingt-deux des adaptations de romans ou de pièces. Ensemble, ils durent environ 315 heures et portent la signature de 150 réalisateurs.

Chaque film possède sa fiche, avec l'année, la durée, les principaux interprètes, le réalisateur, un résumé et un bouton Regarder. Ce bouton ouvre JustWatch pour le pays de votre choix et présente les services officiels qui proposent le film. La page Comment regarder détaille les étapes. Ce guide parcourt la collection rayon par rayon et suggère par où commencer.

Ce qu'est Dulourd

Dulourd est un guide plutôt qu'une salle. Il vous dit ce qu'est chaque film, qui l'a fait et qui y joue, puis vous confie aux services qui en détiennent les droits. Le catalogue a été composé à la main, résumé après résumé, en pensant à un public familial. La comédie, la romance, l'aventure en costumes, la biographie et le drame de famille en forment l'essentiel. Les récits criminels, les films de guerre et d'Occupation ont été laissés de côté, tout comme les films destinés aux seuls adultes, pour que chacun parcoure les rayons en confiance.

La collection mêle volontairement les époques. Quarante-deux films datent de 1945 à 1979, vingt-cinq des années 1980 et 1990, quarante-quatre de 2000 à 2014 et soixante-deux de 2015 à aujourd'hui. Le plus ancien est Les Enfants du Paradis, sorti à Paris en mars 1945 ; les plus récents sont Jean Valjean, Les Musiciens et McWalter, tous de 2025. On peut ainsi suivre un acteur, Catherine Deneuve ou Fabrice Luchini par exemple, à travers plusieurs décennies, ou comparer trois versions d'un même grand roman.

La plupart des films sont des productions françaises. Vingt-neuf ont été tournés en coproduction avec l'Italie et vingt-cinq avec la Belgique, et huit viennent du Canada, dont six du Québec, où le cinéma francophone a sa propre et forte tradition. Tous sont en français, avec leur titre d'origine et un résumé en français.

Comment les pages sont organisées

La page d'accueil s'ouvre sur une grande image tirée de l'un des films les mieux classés, suivie d'une rangée intitulée Meilleurs films. Plus bas, une grille d'affiches occupe la gauche de la page en quatre rangées : Derniers films, Comédie, Classiques d'avant 1980 et Cape et épée. À droite, la colonne Films populaires présente neuf favoris en petites lignes, avec leur année et leur genre. Chaque affiche porte une étiquette ambrée avec l'année et une étiquette sombre avec le genre principal.

La barre du haut contient le nom, les liens Films, Comédie, Drame, Aventure, Classiques, Récents, Mieux classés et A–Z, un bouton ambré Ma liste et un champ de recherche. Sur téléphone, les liens se replient dans un menu que l'on ouvre avec le bouton à trois traits. Chaque titre de rangée est suivi d'un lien Tout voir qui indique combien de films compte le rayon complet.

La fiche d'un film montre l'affiche, le titre, l'année et la durée, la note de TMDB, le résumé, le réalisateur et la distribution, avec le bouton Regarder et le choix du pays. Il suffit de taper le nom d'un acteur ou d'un réalisateur dans la recherche pour réunir ses autres films de la collection.

Les années 1940 : poésie et féerie

La collection commence par l'un des films les plus admirés du cinéma français. Les Enfants du Paradis a été réalisé par Marcel Carné sur un scénario du poète Jacques Prévert, et tourné dans des conditions très difficiles pendant les dernières années de l'Occupation. Il se déroule sur le boulevard du Temple, dans le Paris des années 1830, parmi les théâtres, les mimes et les bateleurs, et suit la comédienne Garance, jouée par Arletty, et les hommes qui l'aiment : le mime Baptiste, joué par Jean-Louis Barrault, et l'acteur Frédérick Lemaître, joué par Pierre Brasseur. Avec ses 190 minutes en deux époques, c'est un monde entier, et il obtient ici la note de 8,0.

Un an plus tard, Jean Cocteau tournait La Belle et la Bête, avec Jean Marais dans le rôle de la Bête et Josette Day dans celui de Belle. Son château, où des bras vivants tiennent les candélabres et où les statues suivent les visiteurs du regard, reste l'un des sommets de l'imagination à l'écran, obtenu avec de la fumée, des miroirs et de la pellicule projetée à l'envers. Sylvie et le fantôme, de Claude Autant-Lara, est une fantaisie plus légère : une jeune fille, le jour de ses seize ans, est courtisée par plusieurs faux fantômes et par un vrai, joué par le jeune Jacques Tati.

Deux comédies complètent la décennie. Antoine et Antoinette, de Jacques Becker, suit un jeune couple d'ouvriers parisiens et un billet de loterie gagnant qui s'égare ; le film fut primé à Cannes en 1947. Le silence est d'or ramena René Clair d'Hollywood pour une tendre histoire située dans les premiers studios de cinéma, vers 1906, avec Maurice Chevalier en metteur en scène vieillissant. La Chartreuse de Parme, avec Gérard Philipe en Fabrice del Dongo, le héros de Stendhal, clôt les années 1940 sur une note de grand romantisme.

Les années 1950 : Gabin, Fernandel et Gérard Philipe

Trois vedettes dominent ici les années 1950. Jean Gabin, grand visage du cinéma d'avant-guerre, entamait sa seconde carrière, celle du patriarche aux cheveux d'argent. Dans Le Cas du docteur Laurent, il est un médecin de campagne qui apporte des idées neuves sur l'accouchement à un village méfiant. Dans Rue des Prairies, il est un ouvrier du bâtiment, veuf, qui élève seul trois enfants, et dans Archimède, le clochard, un vagabond cultivé qui voudrait bien passer l'hiver au chaud, logé et nourri aux frais de l'État. Il est aussi Jean Valjean dans Les Misérables de 1958, un film de 210 minutes signé Jean-Paul Le Chanois, avec Bernard Blier en Javert et Bourvil en Thénardier.

Fernandel, le comique marseillais au long visage, apparaît deux fois. Le Retour de Don Camillo, réalisé par Julien Duvivier, est le deuxième film consacré au curé de la plaine du Pô et à son meilleur adversaire, le maire Peppone, joué par Gino Cervi. Dans Le Mouton à cinq pattes, d'Henri Verneuil, il tient six rôles : un vieux vigneron et les cinq fils identiques que le village veut réunir. Gérard Philipe, idole romantique de l'époque, joue dans Juliette ou La Clef des songes, un film de rêve de Marcel Carné où un jeune homme s'égare dans un village dont tous les habitants ont perdu la mémoire.

Les Trois Mousquetaires de 1953, d'André Hunebelle, avec Bourvil en valet Planchet, ouvre la longue lignée des aventures en costumes présentées plus bas.

Cape et épée

Le film de cape et d'épée fut, pendant vingt ans à partir de 1950, le spectacle préféré des Français. Son roi était Jean Marais, qui exécutait lui-même ses cascades bien après quarante ans. Dans Le Bossu de 1959, il est le chevalier de Lagardère, bretteur qui se déguise en vieil homme voûté pour protéger une héritière orpheline, avec Bourvil dans le rôle de son fidèle Passepoil. Dans Le Capitan, il est un gentilhomme du dix-septième siècle qui défend le jeune Louis XIII, toujours avec Bourvil à ses côtés, et dans Le Capitaine Fracasse, d'après Théophile Gautier, un baron désargenté qui rejoint une troupe de comédiens ambulants.

Alexandre Dumas fournit une bonne part du reste. Les Trois Mousquetaires : Tome II - La Vengeance de Milady conclut la version en deux parties de Bernard Borderie, et Le Comte de Monte-Cristo de 1961, de Claude Autant-Lara, donne trois heures à Louis Jourdan pour passer du château d'If aux salons parisiens. Borderie a aussi réalisé les films d'Angélique, tirés des romans d'Anne et Serge Golon, avec Michèle Mercier en marquise et Robert Hossein en Joffrey de Peyrac ; Angélique et le Roy et Indomptable Angélique figurent ici.

La tradition se poursuit. Philippe de Broca est revenu à l'histoire de Lagardère en 1997 avec un nouveau Bossu, où Daniel Auteuil tient l'épée, Vincent Perez joue le duc de Nevers et Fabrice Luchini l'intrigant Gonzague ; la télévision l'a racontée une fois encore dans Lagardère. Bertrand Tavernier a tourné La Fille de d'Artagnan avec Sophie Marceau en Éloïse et Philippe Noiret en père vieillissant, et D'Artagnan et les Trois Mousquetaires est une version télévisée en deux parties de 2005. Pour un regard comique sur tout le genre, il y a Les Quatre Charlots mousquetaires et À nous quatre cardinal !, où les valets font tout le travail. Comme deux films s'appellent Le Bossu, le plus simple est de taper ce titre dans la recherche : les deux apparaissent avec leur année. La page Cape et épée en donne la liste.

Louis de Funès

Demandez à une famille française quel est son comique préféré, et la réponse est très souvent Louis de Funès. Petit, chauve, explosif, il s'était fait une spécialité des hommes de modeste autorité qui rampent devant les puissants et tyrannisent tous les autres, et une seule grimace lui suffisait pour faire pleurer de rire une salle entière. Il a passé vingt ans dans les petits rôles, et quatre de ces premières apparitions figurent dans la collection : Antoine et Antoinette, Le Mouton à cinq pattes, Le Capitaine Fracasse et Nous irons à Deauville.

La gloire est venue en 1964 avec Le Gendarme de Saint-Tropez, réalisé par Jean Girault. De Funès y joue Ludovic Cruchot, gendarme promu d'un village de montagne à la station de la Côte d'Azur, sous les ordres de l'adjudant Gerber de Michel Galabru, tandis que sa fille Nicole, jouée par Geneviève Grad, raconte à ses nouveaux amis que son père possède un yacht. Le film fut le plus grand succès français de l'année et connut cinq suites. Deux sont ici : Le Gendarme en balade, où la brigade à la retraite se reforme pour une dernière équipée, et Le Gendarme et les Gendarmettes de 1982, dernier film de sa vedette comme de son réalisateur.

L'Homme orchestre montre un autre visage de l'acteur, directeur tyrannique d'une compagnie de ballet en tournée, dans un film plein de couleurs sur une musique de François de Roubaix ; son fils Olivier de Funès y joue son neveu. En 1980, il réalisait un vieux rêve en portant à l'écran L'Avare de Molière, qu'il a coréalisé avec Girault et où il joue Harpagon, le vieillard qui aime sa cassette plus que ses enfants. La page Louis de Funès recense les neuf films.

Les années 1960 et 1970

Au-delà de De Funès, le rayon des années 1960 abrite l'un des films d'aventure les plus joyeux qui soient. Dans L'Homme de Rio, de Philippe de Broca, Jean-Paul Belmondo est un soldat en permission d'une semaine qui suit sa fiancée, jouée par Françoise Dorléac, de Paris à Rio de Janeiro, à Brasilia et jusqu'en Amazonie, à la poursuite de trois statuettes volées. Belmondo fait lui-même ses cascades, l'intrigue emprunte gaiement aux albums de Tintin, et de grands cinéastes de l'aventure l'ont cité parmi leurs modèles. Plus léger, Les Caprices de Marie, du même de Broca, avec Philippe Noiret, raconte l'histoire d'une beauté de village et d'un milliardaire américain.

Gabin poursuit sa route avec Les Vieux de la vieille, où il mène avec Pierre Fresnay un trio de vieux amis en marche vers une maison de retraite, et Le Baron de l'écluse, d'après Georges Simenon, où il est un aristocrate charmant et désargenté, immobilisé sur un canal. En 1971, il tournait avec Simone Signoret Le Chat, également d'après Simenon, portrait d'un vieux couple dans un pavillon promis à la démolition ; tous deux reçurent un prix d'interprétation au festival de Berlin.

La comédie de ces années va de la grâce muette de Pierre Étaix dans Tant qu'on a la santé à l'innocent campagnard d'Un idiot à Paris, à la farce militaire Les Bidasses en folie, premier film de Claude Zidi, à la parodie d'espionnage Le Retour du Grand Blond avec Pierre Richard, et aux vacances à la mer de L'Hôtel de la plage. Du côté des œuvres plus audacieuses figurent La Prise de pouvoir par Louis XIV de Roberto Rossellini, tourné pour la télévision française, l'austère Lancelot du Lac de Robert Bresson, Perceval le Gallois d'Éric Rohmer, dit en vers devant des décors peints, et Céline et Julie vont en bateau de Jacques Rivette, un jeu de magie et de faux-semblants de 193 minutes dans le Paris de l'été. L'Arbre de Noël, avec William Holden et Bourvil, est un tendre drame familial de 1969.

Les années 1980 et 1990 : le film de patrimoine

Dans les années 1980, les producteurs français se sont tournés vers la bibliothèque nationale avec une ambition nouvelle, et il en est sorti une vague de beaux films littéraires qui ont fait le tour du monde. Le plus réussi est ici Manon des sources, que Claude Berri a tiré en 1986 du roman de Marcel Pagnol. C'est la seconde moitié d'une histoire commencée dans Jean de Florette : Manon, jouée par Emmanuelle Béart, a grandi en bergère dans les collines de Provence, et elle apprend la vérité sur la source que ses voisins, joués par Yves Montand et Daniel Auteuil, avaient cachée à son père. Avec une note de 7,6 pour près de six cents votes, c'est l'un des films les plus aimés de la collection.

Berri a enchaîné avec Germinal, d'après le roman d'Émile Zola sur le pays minier du Nord, avec le chanteur Renaud, Miou-Miou et Gérard Depardieu ; c'était alors le film français le plus cher de son époque. Depardieu est aussi le soldat de retour dans Le Retour de Martin Guerre, situé dans un village pyrénéen du seizième siècle, avec Nathalie Baye dans le rôle de l'épouse qui l'accueille, et l'officier que l'on croyait tombé à Eylau dans Le Colonel Chabert, d'après Balzac, avec Fanny Ardant et Fabrice Luchini.

Les mêmes années ont donné un remarquable ensemble de films originaux. Alain Resnais a réalisé Mon oncle d'Amérique, qui tisse trois destins autour des idées du biologiste Henri Laborit, puis On connaît la chanson, écrit par Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, où les personnages se mettent à chanter des refrains de variétés que tout le monde connaît ; le film a reçu sept César. Éric Rohmer signe Pauline à la plage, comédie d'été faite de conversations et de malentendus sur la côte normande, et Conte de printemps, premier de ses Contes des quatre saisons.

Une chambre en ville, de Jacques Demy, est chanté de la première à la dernière réplique et se passe dans sa ville natale de Nantes. Le Bal, d'Ettore Scola, raconte cinquante ans d'histoire de France dans une seule salle de danse, entièrement en musique et en mouvement. Romuald et Juliette, de Coline Serreau, réunit Daniel Auteuil en président de société et Firmine Richard en femme de ménage qui le tire d'affaire. Ma saison préférée, d'André Téchiné, fait de Catherine Deneuve et de Daniel Auteuil une sœur et un frère rapprochés par la vieillesse de leur mère. Le divertissement plus léger vient de Les Rois du gag, de Le Zèbre, unique film réalisé par l'acteur Jean Poiret, et de Beaumarchais, l'insolent, avec Luchini en dramaturge et aventurier.

Victor Hugo, trois fois

Les Misérables de Victor Hugo ont été portés à l'écran en France à chaque génération, et Dulourd en réunit trois versions qui gagnent à être comparées. Le film de 1958 reste proche du livre, avec un Valjean d'une force tranquille, celui de Gabin. La version de Claude Lelouch, en 1995, transporte l'histoire au vingtième siècle : Jean-Paul Belmondo y joue un ancien boxeur devenu déménageur, à qui l'on lit le roman et qui y reconnaît sa propre vie. Jean Valjean, réalisé par Éric Besnard en 2025, revient aux seuls premiers chapitres, avec Grégory Gadebois en forçat libéré qui frappe à la porte de Monseigneur Myriel.

Comme deux de ces films portent le même titre, le plus simple pour les trouver est de taper Les Misérables dans le champ de recherche, où ils apparaissent tous deux avec leur année. L'autre grand roman de Hugo est représenté par Notre-Dame de Paris, captation de la comédie musicale de Luc Plamondon et Richard Cocciante, avec Hélène Ségara en Esmeralda et Garou en Quasimodo. Avec 8,2, c'est le titre le mieux classé du site, et ses chansons sont connues par cœur dans toute la francophonie. La page Des livres et du théâtre réunit les adaptations.

Vies d'artistes

Le cinéma français a une tendresse particulière pour les peintres, les sculpteurs et les écrivains, et la collection compte plus d'une douzaine de portraits. Camille Claudel, réalisé par Bruno Nuytten en 1988, a pour vedettes Isabelle Adjani dans le rôle de la sculptrice et Gérard Depardieu dans celui d'Auguste Rodin, son maître et compagnon ; le film dure 175 minutes et a remporté cinq César. Rodin, de Jacques Doillon, tourné en 2017 avec Vincent Lindon, raconte les mêmes années vues de l'autre atelier, et les deux films forment une paire toute trouvée.

Van Gogh, de Maurice Pialat, suit le peintre, joué par le chanteur Jacques Dutronc, pendant ses dernières semaines à Auvers-sur-Oise, et on l'admire pour son calme et son sens de la vie de village. Renoir se passe sur la Côte d'Azur en 1915, où le vieux peintre, joué par Michel Bouquet, et son fils Jean, futur cinéaste, sont tous deux inspirés par le même jeune modèle. Séraphine raconte l'histoire vraie de Séraphine Louis, femme de ménage à Senlis qui peignait des fleurs à la lueur d'une bougie et fut découverte par un collectionneur allemand ; l'interprétation de Yolande Moreau lui a valu le César, l'un des sept obtenus par le film. Gauguin : Voyage de Tahiti emmène Vincent Cassel en Polynésie.

Les écrivains ont aussi leurs films. Sagan suit Françoise Sagan depuis le triomphe de son premier roman, à dix-neuf ans, avec Sylvie Testud dans le rôle. Saint-Ex imagine un épisode des années de l'Aéropostale vécues par l'auteur du Petit Prince, avec Louis Garrel. Le Jeune Karl Marx, de Raoul Peck, couvre les années de Paris, de Bruxelles et de Londres qui ont mené au Manifeste. Agnès Varda a signé deux portraits de proches : Jacquot de Nantes, qui recrée l'enfance nantaise de son mari Jacques Demy, et Jane B. par Agnès V., collage joueur autour de Jane Birkin. Le plus récent est Marcello Mio, où Chiara Mastroianni s'habille comme son père Marcello, aux côtés de Catherine Deneuve, sa mère, dans son propre rôle. La page Vies d'artistes les classe par discipline.

L'histoire à l'écran

Vingt et un films occupent le rayon Histoire. Trois concernent Louis XIV. La Prise de pouvoir par Louis XIV, de Rossellini, montre le jeune roi, après la disparition du cardinal Mazarin, décidant de gouverner seul et se servant de l'étiquette, du costume et du chantier de Versailles pour dompter sa noblesse. La Mort de Louis XIV, d'Albert Serra, se tient à l'autre bout du règne, avec Jean-Pierre Léaud en vieux roi recevant médecins et courtisans dans sa chambre. Entre les deux, dans un tout autre registre, prend place Angélique et le Roy.

La Princesse de Montpensier, de Bertrand Tavernier, d'après la nouvelle de Madame de La Fayette, se passe parmi les grandes familles des années 1560, avec Mélanie Thierry en jeune héritière admirée par quatre hommes. Jacquou le Croquant, tourné en Périgord, suit un jeune paysan de 1815 qui grandit pour défier le comte responsable de la ruine des siens. Une affaire d'honneur, réalisé par Vincent Perez, a pour cadre le Paris de 1887, quand le duel était à la mode ; Roschdy Zem y joue un maître d'armes et Doria Tillier la militante Marie-Rose Astié de Valsayre.

L'histoire plus proche apparaît dans La Marche, sur la Marche pour l'égalité qui a traversé la France de Marseille à Paris en 1983, dans Les Amandiers, sur une célèbre école de théâtre de Nanterre dans les années 1980, dans Les Magnétiques, sur une radio libre d'une petite ville bretonne à la même époque, et dans Bernadette, comédie où Catherine Deneuve joue Bernadette Chirac sortant de l'ombre de son mari à l'Élysée. La page L'histoire à l'écran propose un parcours.

La comédie d'aujourd'hui

La comédie est le moteur des entrées en France, et la moitié récente de la collection en est remplie. La troupe du Splendid, née dans un café-théâtre parisien des années 1970, s'est reformée en 2006 pour Les Bronzés 3 : Amis pour la vie, avec Josiane Balasko, Michel Blanc, Christian Clavier, Thierry Lhermitte et Gérard Jugnot de retour dans leurs rôles de vacanciers. Clavier retrouve aussi Jean Reno, chevalier médiéval et son écuyer, dans Les Visiteurs : La Révolution, troisième de leurs voyages dans le temps, et s'associe à Didier Bourdon dans Cocorico, où deux familles très fières passent un test de généalogie et reçoivent des résultats surprenants.

Knock offre à Omar Sy le rôle du médecin beau parleur de la pièce de Jules Romains, qui arrive dans un village des Alpes en parfaite santé et a bientôt mis tout le monde au lit avec un thermomètre. Palais royal !, écrit et réalisé par Valérie Lemercier, invente une petite monarchie européenne et une princesse timide qui prend goût à la lumière. Présidents envoie deux anciens chefs d'État, joués par Jean Dujardin et Grégory Gadebois, dans la campagne corrézienne pour préparer un retour commun. God Save the Tuche, réalisé par son interprète Jean-Paul Rouve, emmène en Angleterre les gagnants du loto les plus aimés de France.

La comédie de famille prend bien des formes. Dans Telle mère, telle fille, Juliette Binoche et Camille Cottin jouent une mère insouciante et une fille raisonnable qui se découvrent enceintes en même temps. Le Gendre de ma vie fait de Kad Merad un père en adoration devant son gendre rugbyman. Maman lance deux sœurs à la reconquête de l'affection de leur mère par des moyens peu ordinaires, et Les Bêtises suit un jeune homme maladroit qui se fait passer pour serveur dans une fête afin de rencontrer la mère qu'il cherchait. Heureux Gagnants raconte quatre histoires de fortune au loto, et Les Profs 2 exporte une salle des professeurs excentriques dans un pensionnat anglais.

Une école plus douce observe la vie moderne. Alceste à bicyclette installe Fabrice Luchini et Lambert Wilson sur l'île de Ré, en comédiens qui répètent Le Misanthrope et se disputent le premier rôle. Les 2 Alfred, de Bruno Podalydès, sourit de la culture des jeunes pousses ; Selfie rassemble cinq histoires de téléphones et d'écrans ; Un profil pour deux montre Pierre Richard, à quatre-vingts ans, découvrant l'amitié en ligne avec l'aide d'un jeune professeur d'informatique. Hommes au bord de la crise de nerfs réunit sept hommes pour un stage en pleine nature. La page La comédie propose une porte d'entrée.

Jaoui, Bacri et la comédie de mœurs

Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri ont écrit ensemble pendant vingt-cinq ans, et leurs films comptent parmi les plus spirituels de la collection. Comme une image, que Jaoui a réalisé en 2004, met en scène une jeune chanteuse, son père égocentrique, romancier célèbre joué par Bacri, et tous ceux qui gravitent autour de lui ; il a reçu le prix du scénario à Cannes. Parlez-moi de la pluie renvoie une femme politique parisienne dans son Sud natal, où deux cinéastes amateurs, joués par Bacri et Jamel Debbouze, tentent de tourner un documentaire sur elle. Leur scénario d'On connaît la chanson a déjà été cité, et Jaoui apparaît comme actrice dans Compagnons, en chef de chantier qui ouvre à une jeune artiste de rue le monde des Compagnons du devoir.

La même tradition de parole, d'ironie et d'affection traverse Cœurs, qu'Alain Resnais a adapté d'une pièce de l'Anglais Alan Ayckbourn et situé dans un Paris enneigé, Le Bal des actrices, où la réalisatrice Maïwenn filme une troupe d'actrices connues jouant des versions d'elles-mêmes, et Les Estivants, portrait par Valeria Bruni Tedeschi d'une grande famille sur la Côte d'Azur. Making Of, de Cédric Kahn, passe derrière la caméra d'un tournage agité, avec Denis Podalydès en réalisateur.

La romance

Quarante-cinq films occupent le rayon Romance. Les classiques ont été évoqués : la grande passion de Les Enfants du Paradis, l'enchantement de La Belle et la Bête, la tendresse quotidienne d'Antoine et Antoinette. Parmi les films plus récents, Ensemble, c'est tout est le plus largement aimé. Claude Berri l'a adapté du roman à succès d'Anna Gavalda, avec Audrey Tautou en artiste qui fait des ménages, Guillaume Canet en jeune cuisinier bourru et Laurent Stocker en aristocrate timide qui partage avec eux son immense appartement.

La Fille du puisatier fut le premier film de Daniel Auteuil comme réalisateur et un retour à Pagnol : une histoire provençale de 1914 autour d'un puisatier veuf, de sa fille aînée et du fils d'un riche commerçant. Se souvenir des belles choses, premier film de Zabou Breitman, est une histoire d'amour dans une clinique de la mémoire, avec Isabelle Carré et Bernard Campan, récompensée par trois César. Les temps qui changent réunit Catherine Deneuve et Gérard Depardieu à Tanger, où un homme retrouve la femme qu'il aimait trente ans plus tôt.

Parmi les romances plus jeunes figurent Tokyo Fiancée, d'après Amélie Nothomb, où une jeune Belge qui donne des cours de français au Japon s'éprend de son élève ; Caprice, comédie d'Emmanuel Mouret sur un instituteur courtisé par deux actrices ; Perdrix, histoire excentrique située dans les Vosges ; et I Love America, avec Sophie Marceau en Parisienne qui recommence sa vie à Los Angeles. L'Envol, de l'Italien Pietro Marcello, est une fable de la campagne normande de l'entre-deux-guerres, autour de la fille d'un menuisier à qui l'on promet que des voiles écarlates l'emporteront un jour. La page La romance classe ces films par époque.

Des films pour les plus jeunes

Plusieurs films conviennent à une soirée en famille avec des enfants d'âge scolaire. Belle et Sébastien, réalisé par l'explorateur Nicolas Vanier d'après les récits de Cécile Aubry, se passe dans un village de haute montagne, où un petit garçon se lie d'amitié avec une immense chienne blanche que les bergers craignent à tort. Les paysages de la Haute-Maurienne sont magnifiques, et le film obtient 6,9 pour près de sept cents votes. L'Aventure des Marguerite envoie deux fillettes de douze ans, l'une de 1942 et l'autre d'aujourd'hui, dans l'époque de l'autre grâce à une malle magique.

Les Trois Fantastiques suit trois amis inséparables de douze ans dans une ville du Nord, pendant leur dernier été avant le collège. Oscar et la dame rose, écrit et réalisé par Éric-Emmanuel Schmitt d'après son propre roman, est la tendre histoire d'un garçon hospitalisé et de la visiteuse au franc-parler et au grand cœur qui invente un jeu pour l'aider. Marie Heurtin s'inspire de la vie d'une jeune fille née sourde et aveugle au dix-neuvième siècle, et de la jeune sœur qui lui apprit à communiquer par le toucher ; Isabelle Carré joue l'éducatrice.

Ali Baba et les 40 Voleurs reprend le vieux conte avec Gérard Jugnot dans une production télévisée en deux parties. Les enfants plus grands qui aiment les duels à l'épée se sentiront chez eux dans tout le rayon Cape et épée, à commencer par les aventures de Lagardère.

L'école, le travail et la société

Un solide courant du cinéma français regarde de près les institutions ordinaires. Entre les murs, réalisé par Laurent Cantet, a reçu la Palme d'or à Cannes en 2008. Le film suit un professeur de français pendant une année scolaire, avec une classe très vivante d'élèves de quatorze ans dans l'Est parisien ; le professeur est joué par François Bégaudeau, auteur du livre dont le film est tiré, et les élèves sont de vrais collégiens qui ont construit leurs rôles en atelier. La vie en grand revient dans le même monde, vu cette fois du côté des enfants.

Patients est tiré de la vie du slameur Grand Corps Malade, qui l'a réalisé avec Mehdi Idir. Après un accident de plongeon, un jeune basketteur passe une année en centre de rééducation, et le film trouve beaucoup d'humour et d'amitié parmi ces jeunes gens qui réapprennent à bouger. Avec 7,4 pour plus de six cents votes, c'est l'un des films récents les plus admirés ici. Sage femme réunit Catherine Frot, en sage-femme dévouée, et Catherine Deneuve, en femme extravagante qui revient dans sa vie.

L'Exercice de l'État offre un rare regard de l'intérieur sur le gouvernement, avec Olivier Gourmet en ministre des Transports et Michel Blanc en fidèle directeur de cabinet. Volontaire suit une diplômée de lettres qui s'engage dans la Marine nationale. Stupeur et tremblements, d'après le roman d'Amélie Nothomb sur son année dans une grande entreprise de Tokyo, a valu à Sylvie Testud le César de la meilleure actrice. Délocalisés et Les Musiciens datent tous deux de 2025 : le premier est une comédie sur un contremaître envoyé en Inde, le second réunit quatre solistes appelés à jouer ensemble sur un quatuor de Stradivarius.

Le Québec et la francophonie

On parle français bien au-delà de la France, et six films de la collection viennent du Québec. Maman est chez le coiffeur, de Léa Pool, se passe pendant l'été 1966 et se regarde par les yeux d'une fillette qui veille sur ses deux petits frères. Les rois mongols suit un frère et une sœur à l'automne 1970. Maria Chapdelaine est la plus récente adaptation du roman classique de Louis Hémon sur une famille de défricheurs à la lisière de la forêt du Nord, et Il pleuvait des oiseaux retrouve trois vieux hommes retirés au bord d'un lac, en pleine forêt, et les deux femmes qui viennent changer leur retraite.

Guibord s'en va-t-en guerre est une comédie politique où un député d'arrière-ban du Grand Nord se retrouve soudain avec la voix décisive sur une question nationale, conseillé par un stagiaire haïtien plein d'enthousiasme. Richelieu est un drame autour d'une interprète dans une usine de transformation alimentaire. La Belgique participe à vingt-cinq films, dont Tokyo Fiancée, Séraphine et Sage femme, et Bruxelles est la ville natale de l'héroïne de C'est tout pour moi, jeune danseuse qui trouve sa voix comme humoriste. Je rentre à la maison, tourné à Paris par le maître portugais Manoel de Oliveira alors âgé de quatre-vingt-douze ans, a pour vedette Michel Piccoli en vieux comédien de théâtre. La page Le cinéma québécois présente les six films.

Les vedettes à suivre

L'un des plaisirs d'une collection qui couvre quatre-vingts ans est de voir les carrières se dérouler. Catherine Deneuve apparaît dans huit films : Ma saison préférée, Je rentre à la maison, Les temps qui changent, Palais royal !, Elle s'en va, où elle joue une ancienne reine de beauté qui prend la route sur un coup de tête, Sage femme, Bernadette et Marcello Mio. Jean Gabin en compte sept, tous des vingt dernières années de sa carrière, et Louis de Funès neuf, en comptant ses petits rôles de jeunesse.

Fabrice Luchini, le plus littéraire des acteurs français, se suit du jeune chevalier de Perceval le Gallois, en 1978, jusqu'à Alceste à bicyclette et Natacha (presque) hôtesse de l'air en 2025, en passant par Le Colonel Chabert et Beaumarchais, l'insolent. Gérard Depardieu a six films, dont Camille Claudel et Germinal ; Daniel Auteuil en a cinq, de Manon des sources, qui l'a révélé, à sa propre La Fille du puisatier. Jean Marais en a cinq et Bourvil cinq, dont trois ensemble.

Parmi les interprètes d'aujourd'hui, Denis Podalydès et Lambert Wilson figurent chacun dans sept films, Isabelle Carré, Sylvie Testud et Josiane Balasko dans cinq. Jean-Paul Belmondo apparaît dans trois, de L'Homme de Rio à Amazone, sa dernière aventure avec Philippe de Broca. Il suffit de taper l'un de ces noms dans le champ de recherche pour réunir ses films en un instant, et la page Les vedettes à suivre suggère par où commencer.

Les réalisateurs

Les 173 films sont l'œuvre de 150 réalisateurs ; la collection est donc très variée, mais quelques noms reviennent. André Hunebelle, maître de l'aventure en costumes, signe cinq films. Jean Girault, complice de Louis de Funès, en signe quatre, tout comme Philippe de Broca, dont les films vont ici de 1964 à 2000. Claude Berri, Bertrand Tavernier, Éric Rohmer, Alain Resnais, Bernard Borderie et André Téchiné en ont trois chacun.

Les trois films de Tavernier montrent l'étendue de son talent : les duels de La Fille de d'Artagnan, les intrigues de cour de La Princesse de Montpensier et Holy Lola, récit contemporain d'un couple français parti au Cambodge dans l'espoir d'adopter un enfant. Le dernier film de Téchiné, Les Gens d'à côté, offre à Isabelle Huppert le rôle d'une policière qui s'attache à la jeune famille voisine. Marcel Carné, Agnès Varda, Jacques Rivette, dont Va savoir est une pétillante comédie de gens de théâtre, et Agnès Jaoui en ont deux chacun. La page Les réalisateurs les présente.

Les mieux classés

Le rayon Les mieux classés réunit les vingt-huit films dont la note TMDB atteint 6,8 ou plus pour au moins cinquante votes. Notre-Dame de Paris arrive en tête avec 8,2, suivi de Les Enfants du Paradis avec 8,0, de Manon des sources avec 7,6, puis de Jacquot de Nantes, Marie Heurtin et La Belle et la Bête avec 7,5. Le Chat et Patients sont à 7,4, L'Homme de Rio à 7,3 et Le Retour de Don Camillo à 7,2. Ce rayon est un bon point de départ, puisqu'il mêle cinq décennies et tous les genres du site.

Les notes favorisent les films célèbres, et plusieurs œuvres plus discrètes méritent tout autant le détour. 35 Rhums, de Claire Denis, est un portrait chaleureux d'un conducteur de RER et de sa fille adulte en banlieue parisienne. La Moustache, qu'Emmanuel Carrère a tiré de son propre roman, commence quand un homme se rase et découvre que son entourage voit les choses autrement. Le lion est mort ce soir offre à Jean-Pierre Léaud le rôle d'un vieil acteur adopté par un groupe d'enfants qui tournent leur propre film. Ouvert la nuit passe une nuit agitée avec un directeur de théâtre, joué par Édouard Baer, et sa nouvelle assistante, jouée par Audrey Tautou.

Par époque

Quatre liens divisent la collection par date. Classiques réunit les quarante-deux films de 1945 à 1979 : c'est le rayon de Carné, Cocteau, Gabin, Fernandel, Marais et de Funès. Le rayon des années 1980 et 1990 compte vingt-cinq films, pour la plupart des adaptations littéraires et des œuvres de Resnais, Rohmer et Berri. Celui de 2000 à 2014 en compte quarante-quatre, d'Amazone à Tokyo Fiancée, et Récents soixante-deux, de 2015 à 2025.

Le rayon Récents est celui qui change le plus vite, et l'on y trouve les visages qui portent aujourd'hui le cinéma français. Sept de ses films datent de 2025, dont Jean Valjean, Les Musiciens, McWalter, parodie de film d'agent secret, Délocalisés, Natacha (presque) hôtesse de l'air, d'après une bande dessinée très aimée des années 1970, et Les Bodin’s partent en vrille, avec la fermière et son fils nés sur les planches. Huit autres datent de 2024, parmi lesquels Cocorico, Heureux Gagnants, Paradis Paris de Marjane Satrapi et Les Trois Fantastiques. La page Les films récents et la page Les classiques détaillent ces deux extrémités.

Quelques mots utiles

Quelques termes reviennent souvent autour de ces films. Un César est la récompense nationale du cinéma, remise chaque hiver depuis 1976 et baptisée du nom du sculpteur qui a dessiné le trophée. La Palme d'or est le premier prix du festival de Cannes, obtenu par Entre les murs en 2008. Le café-théâtre est cette scène de poche du Paris des années 1970 d'où est sortie la troupe du Splendid. La Comédie-Française est la troupe nationale, fondée en 1680, et plusieurs acteurs présents ici, dont Denis Podalydès et Laurent Stocker, en sont sociétaires.

Les titres méritent aussi un mot. Dulourd présente chaque film sous son titre français d'origine. Certains ont voyagé sous d'autres noms : Entre les murs s'appelle « La Classe » en anglais, On connaît la chanson est devenu « Toujours la même chanson », et Les Enfants du Paradis a gardé son nom partout. La recherche comprend les deux formes pour la plupart des films.

Le plaisir de la langue

Tous les films sont en français, et la collection est un bonheur pour qui aime la langue. Les comédies des années 1960 parlent clairement et s'appuient sur le gag visuel, ce qui fait de Le Gendarme de Saint-Tropez un premier choix très accessible pour un public venu d'ailleurs. Les films d'Éric Rohmer, comme Pauline à la plage, sont faits presque entièrement de conversations tranquilles, dans un français élégant de tous les jours. Les films de Pagnol font entendre l'accent de la Provence, et ceux du Québec la musique particulière du français d'Amérique.

Le français classique s'entend dans L'Avare, qui garde le texte de Molière de 1668, et dans Alceste à bicyclette, où deux comédiens essaient les mêmes vers du Misanthrope de dix façons. Perceval le Gallois remonte plus loin encore, vers une forme modernisée des vers de Chrétien de Troyes, au douzième siècle. La chanson offre un autre chemin : Notre-Dame de Paris, Une chambre en ville et On connaît la chanson contiennent à eux trois un siècle de mélodies françaises.

La recherche et la page A–Z

Le champ de recherche de la barre du haut parcourt les titres, les acteurs et les réalisateurs au fil de la frappe et affiche aussitôt les résultats. Tapez Gabin, Deneuve ou Luchini pour obtenir les films d'un acteur ; Berri ou Rohmer pour ceux d'un réalisateur. Une année fonctionne aussi : 1964 fait apparaître L'Homme de Rio et ses voisins. Les mots d'accompagnement courants, comme « film », « streaming » ou « vf », sont écartés par la recherche, si bien qu'une expression copiée ailleurs mène tout de même à la bonne fiche. La page Trouver un titre décrit les quatre chemins.

La page A–Z classe les 173 films par ordre alphabétique, avec une rangée de lettres en haut pour avancer d'un bond. C'est le chemin le plus rapide quand on connaît un titre, et la façon la plus simple de voir toute l'étendue de la collection sur une seule page. La page Films présente le même catalogue, les plus populaires d'abord.

Ma liste

Ma liste est un programme personnel de films que vous comptez voir. Appuyez sur Ajouter à Ma liste sur la fiche d'un film, et il rejoint le programme ; le bouton ambré Ma liste de la barre du haut l'ouvre, et chaque entrée y figure avec son affiche et un bouton Retirer. Le programme repose dans le navigateur de l'appareil que vous tenez : il vous attend donc à la prochaine visite depuis le même appareil, et la page de la liste peut en écrire une copie dans un fichier, pour la conserver ou l'emporter sur un autre appareil. La page Ma liste explique chaque étape.

La liste sert très bien à préparer une saison. Choisissez un thème, les cinq films de Jean Marais ou les portraits de peintres par exemple, ajoutez-les en une soirée de flânerie, puis regardez-les à votre rythme.

Comment fonctionne le bouton Regarder

Chaque fiche comporte un choix de pays et un bouton Regarder. Choisissez votre pays parmi les quinze proposés, dont la France, la Belgique, la Suisse, le Canada, le Luxembourg et le Maroc, puis appuyez sur le bouton. JustWatch s'ouvre sur la page du film et indique quels services par abonnement l'incluent, où le louer ou l'acheter, et quels services gratuits avec publicité le proposent. La disponibilité varie d'un pays à l'autre et évolue avec le temps ; c'est pourquoi Dulourd renvoie vers une source tenue à jour.

Les films anciens se trouvent souvent sur des services spécialisés dans le cinéma classique et le patrimoine, tandis que les comédies récentes passent plutôt sur les grandes plateformes généralistes et dans les boutiques de location en ligne. Quand plusieurs services proposent un film, JustWatch les présente côte à côte avec leurs prix.

Un programme pour quinze jours

Pour qui découvre la collection, voici une façon d'y passer deux semaines. Commencez par le rire : Le Gendarme de Saint-Tropez le premier soir et Knock le deuxième. Passez à l'aventure avec L'Homme de Rio et les exploits de Lagardère. Offrez une longue soirée à Manon des sources, et une autre à Les Enfants du Paradis, en prenant ses deux époques avec un entracte, comme le public de 1945.

La deuxième semaine, essayez les vies d'artistes avec Séraphine et Camille Claudel, puis la classe d'aujourd'hui d'Entre les murs et la bonne humeur de Patients. Partagez Belle et Sébastien et La Belle et la Bête avec les plus jeunes de la maison. Terminez par deux films de pur charme, Ensemble, c'est tout et Alceste à bicyclette ; vous aurez alors vos propres favoris à suivre de rayon en rayon.

Questions et réponses

Voici les questions que l'on pose le plus souvent sur Dulourd, avec de courtes réponses. Les pages d'aide citées tout au long de ce guide donnent plus de détails.

Questions

Qu'est-ce que Dulourd ?

Dulourd est un guide de 173 films français tournés entre 1945 et 2025, chacun avec sa distribution, son réalisateur et un bouton Regarder vers les services officiels.

Quel film regarder en premier ?

Commencez par Le Gendarme de Saint-Tropez pour la comédie, L'Homme de Rio pour l'aventure et Manon des sources pour le drame.

Le catalogue convient-il aux familles ?

Oui. Chaque résumé a été lu à la main, et la sélection privilégie la comédie, la romance, l'aventure en costumes, la biographie et le drame de famille.

De quand datent les films ?

Quarante-deux datent de 1945 à 1979, vingt-cinq des années 1980 et 1990, quarante-quatre de 2000 à 2014 et soixante-deux de 2015 à 2025.

Quels acteurs reviennent le plus souvent ?

Louis de Funès apparaît dans neuf films, Catherine Deneuve dans huit, et Jean Gabin, Fabrice Luchini, Lambert Wilson et Denis Podalydès dans sept chacun.

Comment fonctionne Ma liste ?

Appuyez sur Ajouter à Ma liste sur la fiche d'un film. Le programme repose dans votre navigateur, sur votre appareil, et la page de la liste peut en écrire une copie dans un fichier.

Dulourd héberge-t-il des films ?

Dulourd est uniquement un guide. Chaque bouton Regarder ouvre JustWatch, qui présente les services officiels de streaming, de location et d'achat de votre pays.

Y a-t-il des films québécois ?

Oui. Six films viennent du Québec, dont Maria Chapdelaine, Il pleuvait des oiseaux et Maman est chez le coiffeur.